En Espagne, le ministre des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, a demandé de clarifier les résultats des élections des gouverneurs régionaux tenu dimanche au Venezuela, non reconnu par l’opposition de droite et qui a donné une grande victoire à la gauche.
Il a précisé que le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Federica Mogherini, a fait une intervention dans laquelle elle a déclaré que les résultats des dernières élections au Venezuela sont « surprenantes » et a demandé à questionner la réalité de ce qui est arrivé. Il a également affirmé que ses homologues du Portugal et de l’Italie soutenaient l’approche du haut représentant.
Le camp chaviste a gagné ces élections régionales, où ils ont gagné 18 gouvernorats sur 23 du pays, avec une opposition hurlant au fraude et qui ne reconnaîtrait pas les résultats jusqu’à ce qu’il ait un audit.
Le chef de la diplomatie espagnole a également indiqué que ce qui s’est passé lors de ces élections n’affecte pas le cours de l’action convenu récemment. En effet, à propos du Venezuela, la ligne sur laquelle l’UE travaille, a rappelé Dastis, se compose de « sanctions ciblées », mais aussi « encourager le dialogue politique ».
Il existe déjà un accord politique unanime des vingt-huit pays pour travailler sur ces « sanctions ciblées » où seraient visés des personnalités vénézuéliennes tenues pour responsables de la « répression » contre les civils, les sources diplomatiques n’ont pas précisé si elles appartiennent à l’environnement politique ou militaire.
D’autres sources ont déclaré qu’elles essaieraient de préparer ces mesures restrictives pour le prochain Conseil des affaires étrangères de l’UE, qui se tiendra à Bruxelles en novembre.
Le député européen, Javier Couso (Gauche unie), a dénoncé le 14 octobre sur son compte Twitter que l’Union européenne possède un document où elle exprime son rejet des résultats, bien avant de connaître l’issue du processus électoral du 15 octobre.
https://twitter.com/Caninator/status/919214253575495680


