
La population assure qu’elle restera dans la rue tant que les résultats des élections ne seront pas clairs.
Le Gouvernement du Honduras a annoncé vendredi soir la suspension des garanties constitutionnelles pendant les 10 jours qui viennent, ce qui comprend un couvre-feu de 18H à 6H du matin à cause des protestations qui ont suivi les élections présidentielles, selon ce qu’a déclaré le secrétaire coordinateur général du Gouvernement, Jorge Ramón Hernández, sur une chaîne nationale.
« En conseil des ministres, on a approuvé la suspension des garanties constitutionnelles pour que les forces armées et la police nationale puissent arrêter cette vague de violence qui se déchaîne dans le pays, » a ajouté le secrétaire du conseil des ministres, Ebal Díaz.
Le président du pays, candidat du parti au pouvoir, Juan Orlando Hernández, a confirmé cette information dans un point de presse lors duquel il a signalé que « divers secteurs » auraient demandé cette mesure. Il a affirmé que cette résolution entre en vigueur à partir de vendredi 23H (heure locale).
Pour sa part, le candidat de l’Alliance d’Opposition contre la Dictature, Salvador Nasralla, a publié sur sa page Facebook une vidéo assurant que la suspension des garantes sera utilisée pour installer la fraude électorale.
Cinq jours après les élections présidentielles, on compte encore les bulletins, ce qui provoque une forte tension parmi le peuple hondurien qui n’a pas cessé de sortir dans la rue pour exiger la transparence de ce processus.
« Aux organisations des droits de l’homme, nous demandons qu’elles restent pour voir le processus, » a dit le dirigeant social Christian Castillo. La population assure assure qu’elle restera dans la rue tant que les résultats des élections ne seront pas clairs, à cause de la fraude éventuelle que dénonce l’Alliance d’Opposition contre la Dictature.
Le président du Tribunal Electoral Suprême (TSE), David Matamoros, a informé vendredi que le décompte spécial des bulletins sera à nouveau ajourné jusqu’à samedi 9 heures (heure locale) à cause de l’absence des 2 parties intéressés.
Le président de la Bolivie, Evo Morales, a été l’un des premiers présidents de la région à se prononcer sur la grave situation que vit le pays.
traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos
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