Macri décerne un prix à une ONG vénézuélienne pro-yankee

Déclaration de la Ligue Argentine des Droits de l’Homme :
La décision de la Chancellerie du gouvernement de droite en Argentine, de décerner un prix à une ONG vénézuélienne :  PROVEA, opposée au chavisme et financée par l’empire est une manœuvre de plus dans l’Opération continentale de Colonisation totale de Notre Amérique. Au nom de l’autodétermination des peuples, de la fraternité des patriotes de la Patria Grande et des principes de l’humanisme véritable, nous refusons au président Argentni toute autorité pour décerner un prix au nom des droits de l’homme et à PROVEA, tout droit de le recevoir.
Dès son début, à la fin du XX° siècle, le chavisme a déchaîné la haine et la furie de la droite vénézuélienne, de ses maîtres yankees et des droites traîtresses comme celle de Macri en Argentine, de Piñera au Chili ou de la droite fasciste de Rajoy en Espagne.
La mort de Chávez a été célébrée comme une victoire par les droites et par l’Empire.
Ces dernières années pendant lesquelles l’intégration latino-américaine s’est affaiblie et certains Gouvernements progressistes ont été renversés par différentes voies mais par une même décision de l’Empire (Paraguay, Brésil, Argentine, Équateur), l’offensive contre le processus bolivarien a augmenté jusqu’à atteindre des limites qu’on n’avait pas imaginées : l’assassinat de militants populaires en les brûlant vifs, l’action de groupes paramilitaires à la puissance de feu identique à celle d’une armée d’occupation, le blocus économique et la campagne médiatique la plus féroce de l’histoire universelle.
Une partie de cette campagne politique d’intervention impérialiste est basée sur l’achat de soi-disant organisations des droits de l’homme qui deviendront des porte-paroles en vue de interventionnisme yankee et des traîtres latino-américains comme Macri.
Aujourd’hui, l’une de ces organisations, PROVEA a été désignée par la Chancellerie Argentine pour recevoir un prix pour son soi-disant apport à la lutte pour les droits de l’homme.
Les mensonges de Macri n’ont pas dissimulé une seule seconde sa volonté d’intervention et son aspiration pour la guerre. Il rêve de détruire le Venezuela pour être reconnu comme le vassaux de l’Empire et pour effacer le mauvais exemple d’un pays qui possède une dignité et qui résiste malgré les mauvaises conditions infinies dans lesquelles il survit.
PROVEA est financée par la National Endowment for Democracy (NED), une institution privée qui reçoit des fonds du Congrès des États-Unis et qui opère ouvertement comme une agence de la CIA, comme l’USAID, un institut appendice du Département d’État impliqué dans de nombreux Coups d’État dans le monde. Comme également l’ambassade britannique, la Fondation Ford et la Fondation Open Society, de George Soros est impliquée aussi. En ce qui concerne la Fondation Ford, elle est archi-connue pour avoir fonctionné comme « façade philanthropique » de la CIA pendant les pires années de la Guerre Froide lors desquelles les États-Unis avaient grand intérêt à pénétrer indirectement la société soviétique. Son travail était centré sur la financement et la création de contacts avec des entités culturelles comme des revues, des journaux ou des radios, entre autres.
Apparaissent aussi parmi les soutiens fondamentaux de PROVEA l’Union Européenne et la Fondation Merck, une entreprise pharmaceutique (d’origine allemande) qui concentre la distribution des contraceptifs et des antibiotiques au Venezuela.
Aujourd’hui même, 12 mars 2018, sur son site, PROVEA écrit : « La démission de Nicolás Maduro est une condition indispensable pour garantir des élections libres, crédibles et équitables » (https://www.derechos.org.ve/actualidad/la-renuncia-de-nicolas-maduro-es-condicion-indispensable-para-garantizar-elecciones-libres-creibles-y-equitativas) répétant comme un perroquet le discours de Donald Trump, de Mauricio Macri et de la partie la plus agressive et fascisante opposition vénézuélienne.
Nous ne méprisons pas le droit des membres de PROVEA à vouloir vivre des subsides de l’empire en mentant et en offensant tous les combattants de la liberté de Notre Amérique ni même le droit de Macri à s’assumer comme le Grand Cipaye de Trump dans la région mais nous n’acceptons pas que cette manœuvre d’intervention impérialiste prétende se cacher sous la stature morale de notre lutte pour les droits de l’homme.
Au nom de l’autodétermination des peuples, de la fraternité des patriotes de la Grande Patrie et des principes de l’humanisme véritable, nous refusons à Macri toute autorité pour décerner un prix au nom des droits de l’homme et à PROVEA, tout droit de le recevoir.
Ligue Argentine des Droits de l’Homme, 13 mars 2018
Source en espagnol : resumen latinoamericano / traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos