La presse mondiale consacre quotidiennement de grands espaces (de préférence des gros titres et des articles d’opinion) à souligner les difficultés que traverse le peuple vénézuélien et elle en rend toujours responsable le Gouvernement du Président Nicolás Maduro. Des journalistes, des journalistes d’opinion, des chanteurs, des acteurs, des professeurs et des hommes politiques parlent avec délectation du Venezuela dans les principaux médias du monde mais cette obsession des médias occulte toujours un élément clef de toute analyse tant soit peu rigoureuse: le blocus.
En 2017, 300 000 doses d’insuline payées par l’État vénézuélien ne sont pas arrivées dans le pays parce que Citibank a boycotté cet achat. La banque étasunienne a refusé de recevoir les fonds dont le Venezuela disposait pour payer l’importation de cet immense cargaison dont les malades diabétiques avaient besoin. En conséquence, l’insuline est restée bloquée dans un port international bien que les ressources pour l’acheter aient existé. A cela s’ajoute le fait que le laboratoire colombien BSN Medical a empêché l’arrivée d’une cargaison de Primaquina, un médicament utilisé pour traiter la malaria. Un total de 23 opérations sont revenues (parmi lesquelles 39 millions de dollars destinés à des aliments, des fournitures de base et des médicaments). Enfin, depuis novembre de l’ année dernière, 1 650 millions de dollars du Venezuela destinés à l’achat de médicaments sont retenus par l’entreprise de services financiers Euroclear, en raison des sanctions du Département du Trésor des Etats-Unis.Copyright © 2026 | Thème WordPress par MH Themes