Nous sortons ce 23 janvier pour défendre le Venezuela bolivarien

Hier tous les masques sont définitivement tombés et l’Empire américain, de la bouche de son vice-président Mike Pence, promeut ouvertement un coup d’État au Venezuela. Ils entendent donner une légitimité à la figure de Juan Guaidó, qui n’a pas été élu par le peuple, en tant que président de la transition. Tout cela accompagné une fois de plus, par des scénarios de violence organisés par des groupes fascistes soutenus par les États-Unis, ils appellent les militaires à rompre le fil constitutionnel, et les sous-fifres du Groupe de Lima en tournée dans le monde parlant du Venezuela, alors que ce qu’ils cherchent est avant tout de couvrir leurs propres réalités. Et le tout, amplifié par l’appareil médiatique des grandes entreprises.

Nous ne pouvons pas détourner le regard. Ceci nous rappelle les guarimbas de 2014 et, plus récemment, celles de 2017 au cours desquelles les plus touchés étaient le peuple vénézuéliens (morts, blessés, barrages routiers, incendies d’équipements publics, universités, jardins d’enfants, moyens de transport, espaces culturels), blocus pour la fourniture de nourriture, de médicaments, d’argent dans les banques, les services publics, entre autres). À voir une fois de plus comment ils cherchent à conduire le Venezuela vers un nouveau scénario de tension et de confrontation sans se soucier du peuple, de la démocratie ou de la liberté, car les intérêts en jeu sont vraiment différents… nous ne pouvons pas nous taire.
C’est pourquoi, à partir du Réseau Européen de Solidarité avec la Révolution Bolivarienne, nous dénonçons à nouveau les manœuvres des Etats-Unis qui appellent à promouvoir un coup d’Etat au Venezuela ; l’insistance de l’Union Européenne à parler d' »élections libres », quand dans ce pays, le 20 mai 2018, le peuple vénézuélien décide, dans les urnes, de ratifier Nicolás Maduro comme président constitutionnel légitime. Ainsi, les plus de 80 organisations qui composent le RÉSEAU exigent que tout « groupe de contact » qui pourrait être créé à partir de l’Union européenne ne soit constitué que pour accompagner le peuple vénézuélien dans un processus de dialogue et de paix, en respectant les actions et mesures que seuls eux seuls ont le droit de décider dans leurs cadres légaux. C’est pourquoi, nous rejetons l’ingérence impérialiste, nous exigeons le respect de la souveraineté du peuple vénézuélien et nous sortons aujourd’hui, 23 janvier, pour la défense du Venezuela bolivarien.
Réseau Européen de Solidarité avec la Révolution Bolivarienne
Bruxelles, le 23 janvier 2019