Gonzalo Álvarez, magistrat faisant partie d’un groupe d’avocats en cavale vient de désavouer le Tribunal Suprême de Justice en exil dans un entretien télévisé, le 6 avril 2018, réalisée depuis la Colombie. Visiblement embarrassé il soupire et déclare : « Le problème est complexe… Nous sommes, en réalité, des magistrats élus par l’Assemblée Nationale (en outrage) et nous ne sommes pas en exercice de nos mandats ».
« La procureure général (Luisa Ortega) qui fut destituée illégitimement ne se trouvant pas non plus au Venezuela… (…) Nous sommes 13 magistrats élus, 20 suppléants, tous à l’étranger, de telle manière que l’on pourrait dire que nous avons constitué un tribunal. Mais ce n’est pas vraiment ainsi… Selon moi, c’est plutôt quelque chose de symbolique. Je suis en désaccord avec certains de mes collègues qui croient posséder des quelconques facultés. Nous n’avons aucune légitimité pour dicter des décisions qui seraient accomplies. Au Venezuela il existe un Tribunal Suprême de Justice, qui pour ainsi dire, opère de manière irrégulière, mais qui nous délègue rien que l’on puisse accomplir de l’étranger avec un pouvoir coercitif. L’idée est plutôt symbolique, demeurer un organe d’opinion uni, afin de transmettre des idées au Venezuela et qui pourraient être utilisés là-bas. Des idées et non pas des décisions en faveur d’une recherche de démocratie pour le pays ».
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