Activation du front international contre les élections présidentielles du Venezuela

Les 20 et 21 mai, la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 aura lieu à Buenos Aires, en Argentine. Forum géopolitique qui concentre les 19 nations (plus l’Union européenne) les plus industrialisées et les plus puissante au monde.

Dans le cadre de cette réunion, le sous-secrétaire d’État des Etats-Unis, John Sullivan, a suggéré que l’administration Trump prépare des « sanctions pétrolières » contre le Venezuela, pour saper les résultats des élections du 20 mai et la stabilisation économique du premier trimestre.

Les pays ayant des relations étroites avec le Venezuela, comme la Russie, la Chine et la Turquie, participent à ce forum, ce qui pourrait mettre en danger le consensus anti-vénézuélien que les Etats-Unis ont l’intention de gérer.

– Plus précisément, il y a seulement quelques semaines, la Russie a mis en garde contre l’ingérence américaine au Venezuela et a critiqué l’utilisation de sanctions pour générer une «crise de la dette» qui menace les ressources du Venezuela.

Apparemment, la Russie savait déjà que l’administration Trump cherchait un espace international pour légitimer un éventuel embargo pétrolier.

Pour sa part, le ministre chilien des Affaires étrangères, Roberto Ampuero, qui est d’accord avec l’aile extrémiste de l’opposition, a affirmé que la « communauté internationale » ne reconnaît pas les élections présidentielles du pays sud-américain.

De cette manière, à travers la voix d’Ampuero, les pays de la région rassemblés dans le groupe de Lima (organisme créé par le Département d’État des États-Unis) cherchent à générer un consensus fort pour délégitimer l’État vénézuélien, en l’absence d’une cohésion de l’OEA face à cet objectif.

La réunion du G20 et les prétentions de Washington, ont le précédent d’une réunion dirigée il y a quelques semaines par le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, avec les ministres des Finances de 15 pays du G20, afin d’élargir le plan d’asphyxie économique et financier contre le Venezuela.

Cela a donné des résultats dommageables pour l’économie nationale et les moyens de subsistance de la population : ces derniers jours, le gouvernement colombien a empêché l’entrée de 400 mille kilos de nourriture destinées aux boîtes CLAP qui devaient être livrées à la population.

Face à une opposition divisée et fragmentée sans chemin clair pour faire face au gouvernement vénézuélien, les États-Unis proposent de jouer la carte du blocus financier, jusqu’au bout, pour atteindre l’objectif de pillage des ressources et des actifs vénézuéliens (via une crise de défaut de payement) et saper l’économie nationale et l’État vénézuélien, en utilisant «l’aide humanitaire» comme un mécanisme d’intervention.

Les paroles du sous-secrétaire doivent être prises avec précaution, car plusieurs Think Tank liés à Washington ont proposé qu’une « sanction pétrolière chirurgicale » soit menée pour détruire le pays et légitimer une intervention humanitaire des États-Unis, présentée aux médias, hypocritement, comme un moyen de « sauver le Venezuela de la crise ».

source : resumen latinoamericano / traduction : VeneSol