Aujourd’hui, 10 janvier, le Président Maduro assume un nouveau mandat présidentiel, dans un contexte complexe déterminé principalement par deux facteurs : l’agression étrangère croissante menée par les Etats-Unis et la profonde crise économique et sociale interne. Avec une opposition politique affaiblie, divisée et sans capacité de rassemblement ou de mobilisation, l’effort pour renverser la révolution bolivarienne a son centre de gravité sur le front international. La date d’aujourd’hui, où Nicolás Maduro doit prêter serment devant la Cour suprême de justice, est marquée par la non reconnaissance de sa légitimité de la part du Groupe de Lima – à l’exception du Mexique – par les déclarations d’ingérence du Secrétaire d’Etat Mike Pompeo, par l’incitation et la pression exercé sur la Force armée nationale bolivarienne à devenir un instrument du coup d’Etat et par une campagne brutale dans les médias, basée principalement sur de fausses nouvelles, rumeurs, et autres opérations psychologiques. La situation économique, après l’annonce et la mise en œuvre partielle du plan de relance économique depuis août, continue de se dégrader, sans que ses principaux aspects parviennent à se stabiliser : l’hyperinflation se poursuit sans contrôle, le PIB continue de baisser, la détérioration des services publics grandit et le développement des forces productives n’en est qu’au début.
Une autre des clés que le CRBZ voit à ce stade est la lutte sérieuse, sans hésitation, contre la corruption. Ce fléau affecte les fondements mêmes de notre société ; il est devenu si transversal dans la vie du pays qu’il constitue en soi une grave menace pour la stabilité et les possibilités de surmonter la crise actuelle. En fait, la corruption est l’un des éléments centraux qui explique l’ampleur et la gravité de ce phénomène. Ni l’agression économique internationale ni la chute des prix du pétrole n’auraient généré les terribles conséquences que nous subissons aujourd’hui si nous n’avions pas ajouté à cela le vol des ressources destinées à développer notre appareil productif, notre capacité à produire de l’électricité, nos services d’eau potable, la téléphonie, Internet, les transports. La chute de la production de PDVSA n’aurait pas atteint son apogée si la corruption n’avait pas entravé les investissements et l’entretien requis par l’industrie. En ce sens, il est urgent de construire un leadership éthique et démocratique qui ne conçoive pas la politique comme un instrument d’enrichissement personnel mais comme un outil pour le bien commun.Copyright © 2026 | Thème WordPress par MH Themes