Tôt ce matin (lundi 21 janvier), un groupe de 40 membres de la Garde nationale, un corps appartenant à la Force Armée Nationale Bolivarienne (FANB), a tenté de prendre un poste de commandement de police, un détachement et de voler des armes. L’action, menée à Caracas, a été neutralisée par la FANB, 27 des personnes impliquées ont été arrêtées et les armes récupérées.

Ce qui est nouveau, c’est le moment et les cartes qui sont sur la table : le feu vert donné par les États-Unis, l’officialisation d’une tentative de gouvernement parallèle/illégal incarnée par l’AN, une Cour suprême de Justice opérant depuis la Colombie, et un procureur fugitif, qui pourrait tenter, comme le stipule une loi, de geler/voler des avoirs publics, demander une action humanitaire et qui a déjà offert une amnistie aux militaires et civils qui tentent un Coup d’État. Le plan en place sur cette base doit ajouter plusieurs éléments. En premier lieu, la droite, sans unité mais orientée de l’extérieur, exige une nouvelle direction, un rôle qui a été assumé par Juan Guaidó, président de l’AN. C’est un jeune homme du parti Volonté Populaire, l’une des principales forces d’opposition impliquées dans la stratégie violente de 2017.
variables que la précédente. Les stratégies ont des logiques, des clés, des rythmes. Les éléments de force du Chavisme résident dans l’unité qu’il a maintenue et renforcée face à une telle attaque, la capacité de mobilisation et la richesse de son tissu social, qui comprend des communes, le Parti Socialiste Unifié du Venezuela, la milice nationale bolivarienne, ainsi qu’un grand sentiment d’appartenance populaire. La droite parie sur la casse de cette unité.