Le service d’électricité a été rétabli sur l’ensemble du territoire national. Celui de l’eau potable est encore en cours mais de très nombreux endroits ont enfin accès de nouveau au précieux liquide.
Au moment où l’électricité commençait à revenir, les habitants du Venezuela, ainsi que l’opinion publique internationale, ont été soumis à une intense campagne psychologique.
Face aux défaites successives de Trump et de ses serviteurs vénézuéliens, le sabotage de l’industrie électrique a été l’occasion de consolider l’image d’un pays en proie à un désastre humanitaire.
En premier lieu, rappelons que la coupure d’électricité est dû à un arrêt de plusieurs turbines sur plusieurs barrages en même temps. Le mythe de la déficience gouvernemental ne tient pas la route face à une attaque de cette magnitude.
Même si cela est une fake news, attribuer la coupure d’électricité au président Maduro est cependant nécessaire pour le rendre responsable de dizaines (voire de centaines) de morts dans les hôpitaux vénézuéliens faute d’électricité. Précisons encore une fois que les hôpitaux vénézuéliens disposent de groupes électrogènes. En revanche, la mort n’attend pas le rétablissement du courant pour frapper et emmener avec elle celles et ceux qu’elle a déjà frappé de son sceau. Des morts dans les hôpitaux, il y en a eu la semaine avant le sabotage électrique, et il y en aura malheureusement cette semaine et celles qui suivront. Les décès font partie de la vie tragique d’un hôpital, au Venezuela ou ailleurs.
Tout comme la mort, la vie non plus ne s’arrête pas. Les vénézuéliens ont dû faire face au manque d’eau. Des chaines de solidarité se sont crées. A Caracas, le gouvernement a déployé de nombreux camions citernes, et les citoyens ont pris d’assaut les flancs de la montagne Avila, qui entoure la capitale, et d’où coulent de nombreuses sources d’eau potable. Absolument personne n’a été boire ou se baigner dans les eaux ultra-polluées du Guaire, le cours d’eau qui sépare la vallée de Caracas en deux. Dans le cas contraire, nous assisterions ces jours-ci à une épidémie de grande ampleur. Ce n’est pas le cas. Si des eaux usées s’écoulent bien dans le rio Guaire, de nombreux cours d’eau, qui naissent dans les montagnes qui entourent la ville, s’y déversent aussi. C’est cette eau de source que les gens sont venus chercher. Il n’y a pas de doute que ces opérations psychologiques avaient été soigneusement préparées pour tenter de recréer l’image d’un pays vivant une crise humanitaire, et d’un Etat failli qui ne protège plus sa population. 
Les médias ont montré des citoyens avec des bidons sur les berges du rio Guaire, sauf que…..

